

C'est quoi l'impro?
LE MATCH D’IMPRO
On a tous les 3 découvert la discipline à travers le match d’impro et on en a beaucoup, beaucoup joué (en amateur et en professionnel).
On est passé·es par les différents rôles : jouteur·euses, coach, arbitre, maître de cérémonie.
On s’est éloigné·es du match depuis plus de 10 ans, désireux·euses de réfléchir à une autre manière de faire de l’improvisation. On en fait encore parfois, surtout à l’international.
C’est LE format dominant en francophonie depuis la fin des années 80
Il est pratiqué par des comédien·nes pros et par énormément d’amateur·trices.
Deux équipes de 6 joueur·euses, un arbitre, un MM, un MC, une patinoire, un public… et parfois des savates.
On aime:
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Son accessibilité à un large public, de tout âge.
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Un terrain de rencontre connu entre improvisateur·rices internationaux·ales
On aime moins:
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L’aspect compétitif, même si on sait que c’est fake
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Les restes d’humour oppressif hérité des années 90’
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La valorisation de la performance individuelle
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L’effacement par le match de toutes les autres formes de spectacle improvisés. “J’ai adoré ton match la dernière fois!”, “mais je ne joue pas de match…”,
les concepts
On en a aussi beaucoup joué!
Quand on a voulu se détacher du match, on a
pensé et joué un certain nombre de concepts,
en professionnel et en amateur.
Créer et jouer des concepts nous a servi de pont entre le match et la création théâtrale improvisée.
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C’est le deuxième format le plus utilisé en francophonie après le match d’improvisation.
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Les concepts sont joués par des professionnel·les et des amateur·ices.
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Ils sont joués dans des lieux théâtraux mais aussi dans des bars, des associations, etc…
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Souvent, le mot “concept” est utilisé dès que les improvisateur·ices jouent autre chose que du match, sans toujours bien savoir ce que ce mot recouvre concrètement.
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Très souvent non compétitif et en équipe plus réduite qu'en match.
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Le format peut être autant une suite d’impro courtes sans lien les unes avec les autres qu’une seule histoire improvisée, composées de plusieurs séquences.
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C’est souvent joué par des distributions mouvantes (les comédien·nes varient d’une représentation à l’autre).
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Il y a peu voire pas de temps de répétition en équipe complète afin d'éprouver le concept sur le plateau.
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On peut expliquer le cadre à un·e improvisateur·trice qui peut rejoindre le spectacle sans jamais l’avoir répété avant.
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C’est souvent non rémunéré en répétition et peu ou pas rémunéré en représentation.
On aime:
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La rapidité de mise en oeuvre entre l’idée et les représentations
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La possibilité de rencontre entre artistes sur scène
On aime moins:
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Le côté fourre-tout “je joue un concept”
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Le manque de précision qu’il peut y avoir, conséquent du temps de répétition réduit.
LA CRéATION THEÂTRALE IMPROVISéE
C’est ça qu’on fait avec Full House.
Nos deux premières créations sont “Et Si…” et “Nous Arpentons”
Pour nous, la création improvisée est exigeante, précise et se réfère aux dispositifs mis en place dans les créations théâtrales.
On aime tout!
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Il s’agit de créations originales et non des reprises ou dérivés de concepts déjà existants.
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Elles sont minoritaires dans le paysage des spectacles d’improvisation théâtrale en francophonie.
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Les spectacles sont créés en équipes réduites et les distributions ne varient pas.
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Le temps de répétition est conséquent (pour nous, minimum 6 semaines) avec l’ensemble de l’équipe de création.
On aime:
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La qualité des spectacles
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L’ancrage dans le secteur des arts vivants
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La réflexion dramaturgique spécifique à chaque création
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Un·e metteur·euse en scène assure une dramaturgie globale du projet et ce, à tous les niveaux de création (mise en scène, jeu, scénographie, son, costume, technique, etc…)
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Un langage spécifique à chaque création est pensé et créé.
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Le travail est valorisé au travers d’une rémunération basée sur la CP 304
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Les partenaires de ces créations sont des lieux ou des acteurs du milieu culturel professionnel.
On aime moins:
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Le rythme imposé par le système de subvention
FORMATION ET MÉDIATION
C’est aussi ça qu’on fait avec Full House.
On est tous les 3 formateur·ice/coach en improvisation théâtrale.
Notre formation à nous s’est déroulée en plusieurs étapes : début dans des équipes amateurs, formation en école de théâtre (INSAS, Conservatoire de Bxl et IAD), entrée en Ligue professionnelle, formations impro à l’étranger, développement de notre propre langage et projet au sein de Full House.
Toutes nos créations sont pensées avec un volet médiation, indispensable au bon déroulement de la représentation.
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La majorité des activités de médiation en écoles sont proposées par des improvisateur·ices professionnel·les.
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La discipline est généralement décriée dans le milieu théâtral professionnel, même si les choses changent doucement. La discipline est cependant très bien accueillie dans les centres culturels et dans les lieux ayant des missions de médiation et un ancrage local.
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En Belgique, il n’existe pas de formation professionnelle en improvisation théâtrale. Les improvisateur·ices professionnelles sont formé·es du côté amateur et sont devenu·es professionnel·les soit en accumulant de l’expérience, soit passant par une école de théâtre.
LA RECHERCHE
On est ici aussi! Et on aime beaucoup!
Nous aimons faire de la recherche pour questionner et faire évoluer la discipline.
Les deux recherches ont bénéficié d’une bourse à la recherche de la FWB.
Recherche 1 - 2024
Explorer le rapport entre le jeu et la création technique (son et lumière) en improvisation théâtrale.
But: Penser la technique comme un réel partenaire de jeu et développer un langage et des outils de travail.
Recherche 2 - 2026
Comprendre le processus d’apprentissage adéquat pour des comédien·nes non improvisateur·ices.
But : diversifier les profils des interprètes de la discipline.
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Il y a peu ou pas de recherche en improvisation théâtrale en Belgique.
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Elle est parfois liée à un projet spécifique mais il est rare que de la recherche pure soit proposée.
LA RECHERCHE
En plus d’invitation à des événements ponctuels, de plus en plus de festivals internationaux sont organisés.
Ils invitent à la fois des comédien·nes pour participer à des match, que des créations improvisées.
Ils sont souvent couplés à des workshops à destination d’amateur·trices et de professionnel·les.
On est souvent invité·es en Suisse, mais aussi parfois en France.
Comme on propose des créations, de la formations, et qu’on participe aussi à des match sous invitation, notre profil est intéressant!